Œuvres
Mon travail se développe par séries. Chaque série explore une facette du corps, de la psyché et de la mémoire, à travers un dispositif plastique distinct. Les séries ne sont pas des chapitres clos, mais des champs de recherche qui se répondent, se déplacent et évoluent dans le temps.
Portraits textiles — le corpus fondateur
Le tissu comme langage de la présence et de l'intériorité.
Les figures naissent par découpe et assemblage direct dans la matière, sans esquisse préalable — ajustements successifs de formes, de couleurs et de motifs, à partir de tissus d'ameublement, velours, brocarts et cotons. Le textile agit comme une surface sensible, capable de retenir des états d'être et des mouvements de la psyché. Selon les œuvres, la figure se tient dans la retenue, se fond dans la matière, ou occupe l'espace avec une présence affirmée.
« La texture est l'élément technique le plus convaincant. L'artiste manipule magistralement le tissu, à la fois comme couleur et comme matériau, créant une surface à la fois tactile et picturale. »— Ainhoa Fernández, curatrice et journaliste, avril 2025
Œuvres récentes
La série des oiseaux
Dans cette série, l'oiseau apparaît comme un messager. Il apporte une idée nouvelle ou une révélation qui provoque un mouvement intérieur. Les figures sont saisies dans cet instant de bascule : quelque chose vient de surgir, et leur paysage intérieur commence à se réorganiser.
Vendu
Les Vénus — hymne à la féminité
Les Vénus sont de grandes figures féminines verticales, composées de fleurs, de feuillages et d'étoffes ornementales. Le visage, la chevelure, les parures et le fond se mêlent dans une même profusion textile. Ces portraits affirment une féminité puissante, libre et débordante de vie, qui occupe pleinement l'espace.
Autres portraits textiles
Vendu
Vendu
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Collection particulière
Vendu
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Les corps psychiques
Ces œuvres sont nées d'une réflexion sur la construction de la psyché dans l'enfance. Elles interrogent les étapes fondatrices du développement intérieur : l'enfant blessé, la formation de l'ego, du moi et du surmoi, et les stratégies mises en place pour s'adapter au monde.
Les figures sont représentées en entier, dans des formats carrés, réalisées en velours. Des mots surgissent du textile — fragmentaires, parfois comme des murmures, parfois comme des appels. Le texte n'illustre pas l'image, il la traverse. Il agit comme une voix intérieure, une pensée qui affleure à même la matière.
Les corps représentés sont irréels, instables, parfois disloqués. La déformation plastique devient une écriture émotionnelle, révélant ce qui se structure, se fige ou se transforme au fil de l'histoire intérieure.
Ces œuvres s'inscrivent dans le territoire plus large de la pièce hypnotique — un espace où l'inconscient est convoqué comme une force active, qui oriente le geste, fait surgir des images et laisse affleurer des états intérieurs. Ce que je propose ici est un chemin possible vers une réconciliation intérieure : recoudre ce qui était dispersé, réunifier ce qui était fragmenté.
Vendu
Toiles-sculptures — le grand bazar intérieur
Des portraits construits à partir de matériaux délaissés — objets abandonnés, jouets oubliés, plastiques obsolètes, fragments du quotidien — assemblés, cousus et superposés jusqu'à faire déborder le portrait du cadre traditionnel, vers le volume et l'accumulation. Recouvrir l'ensemble de blanc souligne la persistance de cette saturation intérieure, faite d'attachements, de rejets et de souvenirs.
« Des toiles sculptées à la frontière du tableau et de la sculpture, inscrites dans l'art contemporain du recyclage. »— Ouest France, 2021
Dimensions : 75×115 cm, profondeur 9 à 18 cm. Année : 2021.
Vendu
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Femmes oppressées
Une série de portraits qui rend visible une contrainte invisible, inscrite dans les corps féminins. Les figures sont compressées sous plastique transparent : les traits se déforment, le souffle est entravé, la matière garde la mémoire de la pression. Les portraits ne racontent pas une histoire — ils donnent à voir un état.
Technique : portrait textile, assemblage sous plastique. Dimensions : env. 20×40 cm. Année : 2025. Œuvres uniques.
Femmes épinglées — figures de résilience
Cette série prolonge Femmes oppressées. Elle est née après une exposition, lorsque des visiteuses ont exprimé le désir de voir ces figures libérées de leur mise sous plastique. Les portraits sont extraits du dispositif de compression — le souffle leur est rendu. Mais la libération n'efface pas les effets de la contrainte : elle en rend les stigmates visibles. Les figures sont maintenues par des épingles, comme un arrêt volontaire après la contrainte : un corps debout, mais porteur de mémoire.
Encadrées sous verre, 42×52 cm. Œuvres disponibles à la vente — me contacter.
Vendu
Le parcours d'une œuvre
Certaines figures de la série Femmes oppressées ont été libérées de leur emprise plastique et réinstallées dans un décor plus favorable, pour donner naissance à la série des Femmes épinglées.
Femme épinglée bleue
Femme épinglée
Femme épinglée - corde bleue
Portraits intimes
Une recherche en cours qui prend pour point d'ancrage la vulve, lieu central et longtemps dissimulé du corps féminin. En résonance directe avec Femmes oppressées, cette série déplace la question de la contrainte vers ce point nodal — espace historiquement surinvesti par des dispositifs de contrôle — pour lui opposer une réappropriation par la forme : affirmée, puissante et joyeuse. Réalisée en textiles extensibles, doux et colorés, issus de l'univers de l'enfance, introduisant une tension entre soin et domination.
Recherche en cours — maquettes textiles et mises en scène, 2026.