Expositions / Portraits en parures végétales — Angers

Portraits en parures végétales

Maison de l'Environnement, Angers — avril–septembre 2026

Portraits en parures végétales

Trente portraits grand format de Katherine Roumanoff ont habité l'Esplanade du Lac de Maine, devant la Maison de l'Environnement à Angers.

Installées en plein air, visibles à toute heure et sous toutes les lumières, ces figures féminines étaient parées de feuillages, de fleurs et de branches entrelacées.

Chaque portrait dialoguait avec un texte du botaniste Pascal Lacroix. La plante n'y était pas considérée comme un simple décor, mais comme un langage, une mémoire et une puissance de vie.

Les tissus réemployés, eux-mêmes porteurs d'histoires, de cultures et de savoir-faire, rencontraient le monde végétal dans une même attention à ce qui persiste, se transforme et renaît.

Les motifs floraux, arbres de vie, palmettes et arabesques témoignent de la place que la nature occupe depuis toujours dans les arts décoratifs et la création textile. En les découpant et en les assemblant, Katherine Roumanoff fait apparaître des visages qui semblent prolonger le vivant.

Cette exposition, conçue comme un dialogue entre art et botanique, constituait la première commande institutionnelle de l'artiste.

Vue de l'exposition en extérieur

Histoires textiles — installation présentée en parallèle

À l'intérieur de la Maison de l'Environnement, l'exposition Histoires textiles prolongeait cette réflexion autour du réemploi et de notre relation aux vêtements.

Le travail de Katherine Roumanoff y dialoguait avec celui de l'association L'Âme du fil, engagée en faveur d'une mode plus responsable.

Quatre armoires, quatre installations et quatre récits donnaient la parole aux étoffes et aux vêtements. Une petite robe grise racontait comment son tissu avait d'abord été un pantalon. Un pull troué découvrait qu'une reprise pouvait lui offrir une nouvelle vie. Un sweat déchiré transformait sa blessure en broderie. Des cravates délaissées se souvenaient de leur origine et de leur traversée de l'histoire.

Ces récits rappelaient qu'un vêtement n'est jamais une matière neutre. Il porte des gestes, des usages, des souvenirs, des transformations et des savoir-faire.

Réparer peut consister à rendre la blessure invisible. Mais on peut aussi choisir un fil qui tranche, poser un fragment, broder un motif et transformer la cicatrice en signature.

Histoires textiles invitait ainsi à regarder autrement ce que nous portons, conservons, réparons ou abandonnons. Concepts, récits et mise en scène : Katherine Roumanoff.

Maison de l'Environnement — Angers
Esplanade du Lac de Maine
Avril–septembre 2026 — Exposition en extérieur et installation intérieure.

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