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Presse et médias

Publications

Ouest-France — juin 2026

« Une exposition poétique au lac de Maine. » La Maison de l'Environnement d'Angers accueille une double exposition de Katherine Roumanoff : en extérieur, Portraits en parures végétales interpelle les passants ; à l'intérieur, un projet immersif et citoyen déploie quatre armoires scénographiées et animées pour raconter l'histoire du textile et éveiller les consciences sur l'impact de nos modes de consommation. — Ouest-France, juin 2026

Nevad'Art — « Cosmologies textiles » — février 2026

« Invitée par la Ville de Trélazé, Katherine Roumanoff investit les 1 200 m² des Anciennes Écuries (…) L'exposition se déploie comme un parcours, non comme une rétrospective, mais comme une traversée intérieure. » « Je recherche la beauté », affirme l'artiste. « Ces figures condensent mémoire et attachement. Le passé ne s'efface pas : il s'accumule, sédimente, habite les formes. » — Nevad’Art, « Cosmologies textiles », février 2026

Le Livre d'Art — 2026

Les lauréats du Prix Le Livre d'Art, Salon d'Automne 2025 : Katherine Roumanoff est distinguée dans la section Art naïf pour son œuvre Éclaircie.

Nevad'Art — automne 2025

« Objets de sa passion depuis toujours, les tissus ont remplacé les tubes de peinture de Katherine Roumanoff. Les premiers qui lui donnèrent l'idée de ses portraits gisaient en chutes au pied des costumes de théâtre de L'Avare qu'elle était en train de confectionner ; happée par ces morceaux de couleur et de lumière, elle en fit son premier tableau textile représentant Harpagon avec les morceaux mêmes de son costume. (…) Très sensible également à ce qu'expriment ces tissus d'ameublement de très grande qualité récupérés, ou offerts, Katherine Roumanoff se trouve avec chacun d'eux en résonance avec une époque, une histoire sociale, un contexte de fabrication, un mode d'impression ou de tissage (…) Ce voyage dans l'univers de l'artiste prend ses vraies couleurs au cœur de son atelier, au milieu des chutes éparpillées sur le sol et au gré des croquis qui ont parfois ébauché ses intentions. » — Nevad'Art, automne 2025

Ainhoa Fernández, curatrice, journaliste — avril 2025

« Les choix de couleurs de l'artiste sont audacieux, superposés et chargés d'émotion. On y retrouve une compréhension claire de la façon dont les motifs floraux et les tons saturés interagissent pour créer une harmonie visuelle, même au sein d'une surface riche et complexe. (…) L'œuvre de l'artiste s'adresse à un public large et exigeant, notamment aux collectionneurs et aux conservateurs d'art textile et fibreux, en particulier à ceux qui recherchent des œuvres alliant artisanat et profondeur conceptuelle. » — Ainhoa Fernández, curatrice, journaliste, avril 2025

Ouest-France — octobre 2021

« Des toiles sculptées à la frontière du tableau et de la sculpture, inscrites dans l'art contemporain du recyclage. » — Ouest France, octobre 2021

Alain Vircondelet, biographe, historien de l'art — février 2019

« Le travail de Katherine Roumanoff vient de loin, il n'est pas né de rien, mais d'une longue lignée répertoriée dans les arts décoratifs et les beaux-arts, à la croisée des grandes civilisations et des antiques cultures (…) Katherine Roumanoff est ce que je pourrais appeler « une éveilleuse de l'enfance » : avec des ciseaux et des bouts de tissus rehaussés de peinture, avec humilité, elle retisse nos vies, elle les recoud d'une certaine manière, et nous rend à la joie des jours premiers, à l'émerveillement et à leur innocence, sans pour autant nous leurrer sur l'inévitable cruauté du temps qui passe. » — Alain Vircondelet, biographe, historien de l'art, février 2019

Véronique Maksud, journaliste, magazine Burda — 2008

« Des toiles sculptées qui sont à mi-chemin entre le tableau et la sculpture, une technique mixte qui s'inscrit dans l'art contemporain du recyclage. Un exercice périlleux, plein d'audace où l'œil, s'il veut bien chercher, retrouve l'identité des objets obsolètes, abandonnés et réanimés au sein d'une œuvre d'une blancheur porcelaine. (…) L'atelier de Katherine Roumanoff, véritable caverne d'Ali Baba, déborde de ressources en tout genre qui attendent, patiemment agglutinées, leur prochaine renaissance. » — Véronique Maksud, journaliste, magazine Burda, 2008

Iléana Cornea, critique d’art, Paris — janvier 2007

« Il y a de la féerie russe dans ce travail... comme celle que nous a fait connaître le jeune Kandinsky lorsqu'il est arrivé à Paris. Une poétique fantasque... Une sorte de baroque slave mélangée aux couleurs fauves. (…) Petits visages déformés, yeux dépareillés, accoutrement coquet et attributs, ses personnages ont l'allure d'étonnantes marionnettes qui portent en elles d'innombrables secrets. (…) Ils deviennent ainsi palpables, émouvants et pittoresques. Mélancolie, panache, fraîcheur… » — Iléana Cornea, critique d’art, Paris, janvier 2007

Colette Roumanoff, autrice — non daté

« Les toiles de Katherine Roumanoff donnent à voir la complexité des êtres humains saisis dans un instant dense et fugitif. On peut y lire un destin : des traces de l'enfance à l'empreinte de l'âge mûr, le va-et-vient entre les désirs secrets, les bonheurs imaginés et les coups d'arrêt du désespoir. (…) C'est tout le mystère de la vie qui se trouve exposé. » — Colette Roumanoff, autrice

Vidéo — France 3

Portraits cousus de sens et de lumière

Entretien avec Katherine Roumanoff — Nevad'Art, automne 2025

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Depuis trente ans, Katherine Roumanoff vit et travaille au bord de la Loire, à proximité d'Angers. Artiste pluridisciplinaire, tour à tour designer, illustratrice et autrice, elle puise dans son amour profond des tissus pour composer des personnages en quête de réconciliation.

Katherine, pour avoir matière à création, vous collectionnez des tissus venus des quatre coins du monde. Comment est née cette passion pour les textiles ?

Je porte un amour profond et ancien pour les tissus. Dans les années 70, mes parents importaient des vêtements et objets de décoration orientaux ; je portais des gilets matelassés brodés, et je jouais à la marelle sur des tapis d'Afghanistan. Je suis fascinée par les motifs, les arabesques qui répliquent des formes végétales. La symétrie parfois, la répétition toujours, les pleins, les vides, les déliés. Les matières peuvent renvoyer des couleurs extraordinaires. Aussi, le tissu parle des êtres humains, des savoir-faire, des cultures, de la transmission, des intentions, de la richesse, de la démonstration d'opulence ou de sobriété. Le textile est un langage. De la naissance au linceul, il nous enveloppe, nous protège, nous accompagne.

Vous avez abandonné vos pinceaux il y a trente ans, le tissu peut-il tout exprimer ?

En tant que designer, j'ai dessiné des motifs textiles, mais c'est en créant des costumes de théâtre que tout a commencé. J'ai corrélé les couleurs, les matières et les motifs avec les caractères des personnages. Les costumes servaient de décor et de messages pour transmettre aussi les intentions du metteur en scène. J'ai gardé de cette expérience l'idée de figure dont la personnalité est révélée par le choix des matières, des couleurs et des motifs. J'avais composé ma palette textile auprès des éditeurs de tissus d'ameublement comme Edmond Petit, Manuel Canovas, Boussac, Rubelli, Pierre Frey. Impossible de jeter les chutes de ces véritables merveilles : c'est avec elles que j'ai commencé à créer des portraits textiles.

Je découpe directement dans la matière comme Matisse avec ses papiers découpés, sans dessin préalable. Et j'assemble. Ce qui est pratique évidemment avec le collage, c'est que l'on peut faire beaucoup d'essais avant de trouver une composition.

Une simple morceau de tissu est porteur d'une multitude d'informations. Un velours renvoie la couleur selon son orientation, ce qui n'est pas le cas d'un tissage qui absorbe la lumière. Les tissus sont aussi porteurs de l'époque où ils ont été inventés : une toile de Jouy nous transporte dans le boudoir d'un château, des petits motifs géométriques et répétitifs nous emmènent dans une époque plus récente. La juxtaposition des formes découpées de petites tailles ou en grandes masses, la mixité des motifs, les couleurs disposées en camaïeux ou en tension offrent des possibilités infinies, je questionne la matière et les codes et complète par des ajouts de peinture.

Vous êtes hypnopraticienne. Votre pratique de l'hypnose influence-t-elle votre travail ?

Oui, à plusieurs niveaux. Quand je crée, je suis sans doute proche d'un état de transe : j'ai la sensation de me laisser guider par les matières, les motifs, les couleurs.

L'hypnose m'a aussi permis d'approfondir ma connaissance des mécanismes de l'inconscient, des mémoires enfouies, des blessures transgénérationnelles. Le visage révèle ce qui ne peut se dire, ce que l'on cache. Il parle malgré nous des peurs, des désirs et des forces invisibles qui nous traversent et nous façonnent. Il en dit plus que ce dont nous avons conscience. Ce qui m'intéresse, c'est d'inscrire sur la toile l'instant dense et fugitif où l'âme s'échappe.

Pour le côté thérapie personnelle, ma démarche s'apparente à une tentative de réunification. Je prends toutes sortes de matières éparses pour en faire une unité harmonieuse. C'est une sorte de quête spirituelle : prendre en compte l'épars et créer une composition qui rassemble et dessine un chemin, une pensée, une proposition de voyage intérieur.

Votre série Femmes oppressées mêle concept, récit et émotion ?

Effectivement, j'ai créé des personnages textiles en volume que j'ai placés dans des poches transparentes avant de les écraser et de les faire saigner. C'est symbolique des oppressions faites aux femmes partout dans le monde. Quand je retire l'air, comme pour la conservation des aliments carnés, j'assiste à une métamorphose violente, inexorable. Les visages se fanent, se rident, se figent sous la feuille plastique. J'en libère ensuite certaines pour leur offrir une forme de résilience. Je les épingle comme des papillons avant de les encadrer. Le parcours de l'œuvre devient aussi intéressant que le résultat. Ces femmes oppressées puis épinglées sont à la fois décoratives et conceptuelles.

Comment le public accueille-t-il ce nouveau concept ?

Avec beaucoup d'émotion. Cette collection de femmes opprimées ne laisse personne indifférent. Je l'ai montrée pour la première fois lors d'une exposition au cours de l'été dernier. Des femmes ont pleuré, certaines se sont reconnues et m'ont confié leur parcours. J'avais préparé des textes pour présenter ma démarche, mais les œuvres parlent d'elles-mêmes. Nous portons les traces de notre passé, de nos emprises, mais aussi de nos espérances. Cette série est dans la continuité de mon travail car je n'ai jamais voulu dire autre chose.

La question qui se pose, c'est la suite : comment fait-on pour vivre avec des blessures visibles ou invisibles ? Peut-on guérir d'un traumatisme, se réparer, recoudre ses blessures et aller de l'avant ? Mes personnages sont à la croisée des chemins. Vont-ils sombrer, se reconstruire, voire renaître de leurs cendres ? J'appelle à la puissance que chacun peut contacter en soi.

L'aspect psychologique prend toute la place dans votre recherche singulière ?

L'aspect psychologique réside dans ma nature profonde. En mettant en scène des personnages seuls, en relation avec la nature, avec eux-mêmes, ou à deux, je m'intéresse à la relation que l'on entretient avec soi-même, à nos dialogues intérieurs, à nos hésitations du cœur. Je cherche à révéler, à dévoiler le mystère de nos fonctionnements. Par exemple, l'oiseau — dans ma série sur l'oiseau — représente l'émergence d'une idée qui vient de l'intérieur comme une révélation, ou de l'extérieur comme une proposition nouvelle qui va susciter un bouleversement. C'est un message : tout se joue en permanence, alors tout est possible.

Finalement, mon travail est une recherche et cette recherche est un voyage, celui que chacun fait au cours de sa vie pour se rapprocher de plus en plus de lui-même.

J'espère que de mes œuvres se dégage une certaine beauté, celle de l'harmonie, de l'apaisement, de la sérénité, ainsi qu'une poésie, celle du plaisir d'exister dans une ouverture au monde. C'est ce que je souhaite à tous : que chacun et chacune se glisse à l'intérieur de lui-même et accepte sa propre multitude, sa richesse intérieure infinie et que cette acceptation ouvre toutes les portes.

Revue de presse

Depuis 2008, le travail de Katherine Roumanoff a été présenté dans de nombreux journaux et magazines, au fil des expositions — de la presse régionale aux magazines spécialisés. Voici les principaux articles déjà parus, du plus récent au plus ancien.