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Portraits en parures végétales
Exposition Maison de l'environnement — Angers, 2026

Expo parures végétales de Katheirne Grands portraits textiles de femmes ornées de végétaux, Katherine Roumanoff, Maison de l'Environnement Angers — Large-format textile portraits with botanical motifs, Katherine Roumanoff, Angers France 2026

Portraits en parures végétales Exposition en espace public — Angers, 2026

Trente portraits grand format habitent l'Esplanade du Lac de Maine à Angers. Des figures féminines parées de végétaux — feuillages, fleurs, branches entrelacées — installées en plein air, visibles à toute heure, sous toutes les lumières.

Chaque portrait dialogue avec un texte du botaniste Pascal Lacroix. La plante n'est pas décor : elle est langage, mémoire, vie qui pousse malgré tout. Les tissus réemployés, porteurs de leurs propres histoires, rencontrent le monde végétal dans une même attention à ce qui persiste et se transforme.

C'est la première commande institutionnelle de Katherine Roumanoff.

Esplanade du Lac de Maine devant la Maison de l'environnement — Angers (49) 3 avril – 4 septembre 2026 — Accès libre

Histoires textiles Maison de l'Environnement — Avenue du Lac de Maine, Angers Jusqu'au 4 septembre 2026 — tous les jours de 14h à 18h

Quatre histoire textile de katheine Roumaoff

En intérieur dans la maison de l'environnement  — de 14h à18h tlj

Le travail de Katherine Roumanoff en dialogue avec l'association L'âme du fil, autour d'une mode plus responsable et d'une autre relation à la matière.

Quatre histoires, quatre armoires, des objets et des vêtement qui parlent.

Concepts, histoires et mise en scène de Katherine Roumanoff.

Histoire de la petite robe grise

- Je vous parle d'un temps que les moins de 70 ans ne peuvent pas connaître. Oui, c'est moi qui vous parle, la robe de toile grise.

 

Je suis née au début du siècle dernier, en 1900, quelque chose. De Rouen à Mulhouse, de Lille à Cholet, les usines tournaient. La matière première — le coton — venait de loin, mais c'est ici qu'on le cardait, le filait, le tissait, le teignait.

 

À la ville, il y avait des couturiers, des modélistes, des tailleurs. Mais dans les campagnes, la fabrication c'était maison.

Tout d'abord se procurer le tissu. La matière était chère. Et c'est là que commence mon histoire.

 

Mon tissu n'a pas été trouvé chez le drapier du bourg, ni au marché du jeudi, ni à la foire saisonnière. Je ne suis pas arrivée non plus sur le dos d'un colporteur. Non, comprenez bien : avant d'être une robe, j'étais un pantalon.

 

À l'époque, les gens n'étaient pas assis devant leur rectangle de lumière. Ils travaillaient dans les champs, ils se frottaient à la terre. Il fallait des toiles solides et résistantes... (suite dans l'exposition) 

Histoire de l'armoire "réparation"

Le pull troué : J'avais un trou, dit le pull. Une mite m'avait dévoré le ventre. Je me croyais foutu. Tu as prélevé quelques écheveaux de laine de l'ourlet intérieur de ma manche. Tu as ouvert ta boîte à couture. Et tu m'as reprisé. Une petite série de gestes calmes, précis. Et me voilà, comme neuf !

Le sweat  : - Moi, tu m'as pris craqué, déchiré, sale dit le sweat. Tu as récupéré une broderie ancienne que tu as cousue. Tu n'as pas voulu cacher ma blessure — tu l'as embellie. Tu as su la transformer en motif, en couleur, en signature.

Le narrateur :- Il y a mille façons de réparer. Repriser dans le même fil, si fin qu'on ne voit rien. Ou choisir un fil qui tranche, qui chante, qui revendique la cicatrice. Poser un patch. Broder un motif. Récupérer, couper, assembler, créer du neuf avec du vieux.

Le blouson du frère : Moi, je suis le blouson de ton frère, j’étais béant depuis un certain temps. Il n'était pas très motivé pour me garder... (suite dans l'exposition)

Armoire : La parole est aux cravates: 

Cravate 1 : - Hector, tu ne veux plus de moi ?

Cravate 2 - Laisse tomber. Il est parti travailler en sweat ce matin.

Cravate 3 :- Nous sommes une espèce en voie de disparition.

Cravate 2 : - Quelle histoire !

Cravate 4 : Oui, quelle histoire ! Laissez-moi vous la raconter. Nous sommes nées en 1635, sur les champs de bataille de la guerre de Trente Ans. Des soldats croates nouaient un foulard autour du cou. Le mot « cravate » est tout simplement une francisation de « Croate ».

 

En quelques décennies, nous sommes passées des champs de bataille aux salons de Versailles. Les étoffes grossières ont cédé la place aux dentelles de Venise, aux soieries de Lyon. (La suite dans l'exposition)

L'armoire extravagante

La veste :- Merci, Anna. Merci, Anna. Oh oui, merci, Anna.

 Tu m'as sauvée. Je me croyais perdue, déjà roulée en boule au fond d'un sac plastique en route vers les plages d'Accra, au Ghana. Là-bas, les vêtements que l'Occident jette s'accumulent en montagnes de vingt mètres de haut. 

 J'ai eu de la chance. Tu m'as aperçue in extremis dans ce vide-grenier, tu as tout de suite vu mon potentiel. Et tu m'as achetée pour 50 centimes. Je n'ai pas été vexée — j'étais juste heureuse d'avoir été sauvée.

Le collier en grosse perle orange :

- Moi, Anna, tu m'as trouvée en haut d'une armoire, reléguée au grenier par une de tes amies insouciantes. Et tu m'as immédiatement adoptée. Gratitude.

La pièce héritée de la mère :- J'appartenais à ta mère, et je te rappelle des souvenirs. Quand tu m'attrapes dans ton armoire, tu penses à elle, et tu dis : « Allez viens maman, aujourd'hui je t'emmène avec moi. »

La veste  :

- Au fil des années, tu choisis de mieux en mieux ce qu'il te plaît. (la suite dans l'exposition)

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